Les minières canadiennes participent au pillage
Partisan No15Le 13 janvier 2012

Les entreprises minières canadiennes et indiennes entretiennent une relation complexe et à double sens; l’État indien encourage activement les sociétés canadiennes à investir dans l’extraction minérale et à créer des partenariats avec les compagnies indiennes. Celles-ci font valoir le fort potentiel de gains de tels investissements (surtout à cause de l’abondance des ressources naturelles que compte le pays, des bas salaires octroyés aux ouvriers et de la réglementation laxiste voire inexistante) et flattent les compagnies canadiennes dans le sens du poil en les qualifiant de «gourous des minières». Afin de rendre le tout plus alléchant, l’État indien, pleinement soumis au système impérialiste, permet la prise de contrôle totale des opérations par les investisseurs étrangers; ainsi les sociétés canadiennes peuvent exploiter sans restrictions les ressources qui appartiennent au peuple indien.

De belles opportunités d’affaires existent, en particulier dans les États d’Orissa et du Chhattisgarh – dans lesquels, incidemment, les maoïstes sont actifs – pour le plus grand profit des capitalistes de l’Inde et du Canada, à qui l’on promet un fort retour sur investissement, notamment dans les secteurs de l’extraction du fer et de la bauxite.

Tout ça se produit sur le dos des Adivasis (les populations autochtones), qui vivent dans ces régions et qui subissent les déportations, l’appauvrissement de leurs terres et la destruction de leur mode de vie. On ne s’étonnera guère que les Adivasis, qui ont combattu héroïquement ces mauvais traitements, constituent désormais une solide base d’appui à la guerre populaire dirigée par les Naxalites.

Celle-ci menace évidemment les précieux profits tant désirés par la classe dominante, qui fait tout pour contrer le mouvement révolutionnaire. Que ce soit en calomniant la lutte des Naxalites ou en appuyant la répression brutale exercée par l’État indien, la bourgeoisie impérialiste fera toujours tout ce qu’elle peut pour établir un havre sécuritaire pour ses investissements. L’appui le plus important que nous pouvons offrir aux Naxalites et au peuple Adivasi, c’est de bâtir notre propre mouvement pour renverser l’État impérialiste canadien et exproprier ses grandes corporations – bref, de mener la révolution communiste, ici.