ENTREVUE AVEC LE SECOURS ROUGE
La solidarité est notre arme!
Partisan No14Le 9 décembre 2011

À quelques jours de la grande soirée bénéfice qui aura lieu le 16 décembre prochain à Montréal, Partisan s’est entretenu avec une camarade militante du Secours rouge.

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Le Secours rouge vient de reprendre ses activités après une pause involontaire. Quels sont vos objectifs?

Notre principal objectif est de défendre le droit à la révolution et, comme corollaire, les révolutionnaires qui subissent la répression politique. Pour bien les défendre, on entend développer une expertise au niveau du droit en ce qui concerne l’emprisonnement politique et l’emprisonnement carcéral en général. Mais surtout, on juge important de développer un réseau de solidarité très large.

Pourquoi le Secours rouge est-il relancé à ce moment-ci précisément?

Avec les plans d’austérité qui se dessinent pour permettre aux États de se renflouer à la suite des énormes dépenses des plans de relance qui ont été mis en place durant la crise, il y aura une résistance populaire de plus en plus forte, mais aussi plus de répression politique. On pense que les forces politiques les plus près du peuple, les plus combattives et menaçantes vont être particulièrement ciblées. L’arrestation de quatre personnes en rapport à des événements qui ont eu lieu lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai, la création de l’escouade GAMMA par le Service de police de la Ville de Montréal, la vague d’arrestations sans précédent lors de la manifestation contre le sommet du G20 en juin 2010 à Toronto, c’est un avant-goût de ce qui s’en vient. Il faut s’y préparer.

L’existence du Secours rouge s’inscrit dans une longue tradition au sein du mouvement communiste. En quoi votre activité se distingue-t-elle des organisations existantes qui défendent les droits humains et s’opposent à la répression politique (comme la Ligue des droits et libertés, Amnistie internationale, etc.)?

Nous, on reconnaît que les masses ont le droit et ont raison de se révolter. On ne se battra pas seulement pour le droit à un procès juste et équitable ou pour la seule liberté de parole politique. On prend carrément parti pour les masses qui font la révolution. On défend la légitimité de leurs gestes parce qu’on reconnaît que c’est la seule manière qu’elles ont de transformer les choses et construire effectivement une nouvelle société. Une justice juste dans un régime dirigé par la bourgeoisie, on n’y croit pas.

Êtes-vous en contact avec les organisations du Secours rouge en Europe? Souhaitez-vous vous coordonner avec elles?

Étant donné que nos activités étaient très au ralenti, nous avons maintenu des échanges minimaux avec les groupes européens. Par contre, nous avons toujours affirmé qu’on se plaçait sous la bannière du Secours rouge international. Nous entendons participer à leurs différentes campagnes et journées internationales, notamment la jour­née des prisonnières et prisonniers révolutionnaires le 19 juin.

Quel est votre plan d’action à court terme ? Comment les gens peuvent-ils vous appuyer?

Le 16 décembre prochain, on organise une soirée sous le thème: «Contre la répression politique, organisons notre défense!» Cette soirée permettra, entre autres, d’amasser de l’argent pour appuyer les arrêtées du 1er mai 2011. Après cela, on va faire une première rencontre d’organisation le 22 décembre à la Maison Norman Bethune, au 1918, rue Frontenac à 18 h 30. En venant à la soirée du 16 décembre, les gens auront l’occasion de connaître nos prochaines activités.

Comme le dit le slogan du Secours rouge, «la solidarité est notre arme»; alors nous invitons tous ceux et celles qui lisent le journal Partisan à participer à la soirée du 16 décembre!