DRE No185
23 juillet 2008
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| NÉPAL Une «Sainte-Alliance» contre le pouvoir populaire Plus de trois mois après la tenue de l'élection historique à l'assemblée constituante qui s'est soldée, de l'aveu même des médias bourgeois, par un «balayage maoïste» au Népal, il est désormais évident que les partis politiques traditionnels vont tout mettre en œuvre, avec le soutien des puissances étrangères, pour empêcher la concrétisation de la victoire remportée par les forces populaires. C'est ainsi qu'après des semaines de tergiversations, une «Sainte-alliance» formée par le parti du Congrès (pro-indien), les partis séparatistes de la région du Teraï et les révisionnistes de l'UML vient d'imposer l'élection du secrétaire général du parti du Congrès, Ram Baran Yadav, à la présidence de la république. Quelque 308 des 590 membres de l'assemblée constituante qui ont pris part au scrutin l'ont en effet désigné à ce titre lundi matin, rejetant le candidat appuyé par les maoïstes, Ramraja Prasad Singh -- un militant républicain indépendant respecté, connu pour avoir organisé une série d'attentats à la bombe contre le Parlement et le palais royal en 1985. Vendredi dernier, un membre du Madhesi People's Rights Forum (une formation séparatiste liée aux fondamentalistes hindous), Paramananda Jha, avait déjà été élu à la vice-présidence contre la candidate du PCN (maoïste), Shanta Shrestha. |